Santech présent à la 13ème plénière TIC & Santé

Accueillie dans les locaux Sanofi le 19 Septembre 2016, la 13ème plénière TIC & Santé a mis en lumière le rôle des TIC dans la transformation et l’innovation dans la santé et le bien-être.

Le président de SantechChristophe Lorieux, était présent à l’événement pour y animer la table ronde au sujet de l’impact des NTIC sur l’assurance en 2025, ci-dessous le résumé des échanges.

"L’avenir de la santé passe par les NTIC qui vont permettre de gérer les conséquences de l’explosion des maladies chroniques et du vieillissement.

Demain, il appartiendra à l’usager de devenir acteur de sa bonne santé, bonne santé qu’il gèrera en tenant compte de sa capacité d’accès au système de soins, de ses habitudes de vie, de sa culturelle et de son environnement.

L’usager va progressivement entrer dans une logique de prévention et de consommation de services : coaching, aide à la décision et au diagnostic, accès à l’information, analyse de l’ADN, automédication, monitoring, …

Dans ce contexte, deux groupes d’acteurs économiques à la taille et la puissance financière très différentes, s’intéressent aujourd’hui au marché de l’assurance santé qu’ils appréhendent chacun sous l’angle commun de la réduction progressive de l’aléa grâce à l’émergence des nouvelles technologies : les nouvelles technologies doivent faciliter le diagnostic, l’anticipation et la connaissance de soi, pour permettre à chacun de connaitre ses risques de santé et d’avoir le choix d’adapter sa vie de manière à ce que ces risques soient minorés ou disparaissent.

Les acteurs historiques : assureurs, mutuelles, assisteurs, courtiers, … :
Ils sont déjà en place et ont depuis la promulgation de la loi Leroux, ils ont la possibilité de vendre des services en même temps que des produits d’assurance. Ils commencent tous à le faire, notamment dans le cadre d’approches RSE dans les entreprises.

Les disruptifs, les start up de la Silicon Valley (ou parfois de beaucoup plus près comme New York, l’Afrique du Sud et la France), ont lancé la course à l’innovation. Leur conviction : le rapport de chacun à sa santé va changer, de nouveaux modèles vont émerger, il faut tout tester puis industrialiser ce qui aura fait ses preuves. Ils sont dans une logique d’investissement et de test pour favoriser la consommation de services de santé nouveaux, organisés différemment.

Quelles sont les stratégies que les acteurs traditionnels souhaitent mettre en œuvre pour s’adapter ?

En résumé, la majorité des acteurs ne peuvent se permettre de tout tester, au risque d’écorner le lien de confiance qu’ils ont su créer au fil des années avec leur client. Ils sont donc en position de veille et prêts à investir dans les innovations qui auront fait mouche.

Cette attentisme nécessaire, laisse la place à l’innovation et donc libère un espace commercial aux disruptifs.

Les intervenants de la table ronde ont apporté leur conviction que les GAFA, auxquels il faut ajouter des sociétés comme IBM et l’écosystème des start up, ont la possibilité de segmenter une population et d’apporter à chaque type de profil, les meilleurs services au meilleur moment. Si donc le modèle assurantiel s’oriente vers une modèle de consommation de services, ce qui semble inéluctable, alors ils seront alors aux premières loges pour préempter une part de la chaîne de valeur, tout en se positionnant possiblement entre l’usager et les assureurs.

Les assureurs devront se réorganiser en conséquences et mettre en place des solutions pour intégrer très rapidement toutes les innovations d’usages, au risque de perdre des parts de marché conséquentes et de voir leur modèle économique remis en cause."